Exigences de la Russie envers Apple
La Russie exige des clarifications d'Apple après la suppression soudaine d'applications développées par l'entreprise technologique contrôlée par l'État, VK. Cette décision a entraîné une réaction diplomatique immédiate.
Impact de la suppression des applications VK
Les applications de VK, groupe technologique d'État, ont été retirées "sans avertissement ni explication" de l'App Store, selon un communiqué de l'entreprise. Cette suppression affecte des services utilisés quotidiennement par :
- les réseaux sociaux
- les messageries
- les plateformes vidéo
- les services e-mail
- les outils éducatifs
Réactions du Kremlin
Un porte-parole du Kremlin a averti qu'en l'absence de réponse d'Apple, "des conclusions devront être tirées concernant la poursuite de toute coopération avec cette entreprise".
Ces déclarations interviennent après la suppression récente de deux applications bancaires russes déguisées, un mois après l'élimination d'une autre application arrivée en troisième position des classements américains.
"Nous suivons les lois des pays où nous opérons", a déclaré Apple pour justifier ces retraits effectués "en conformité avec les sanctions en vigueur".
Contexte réglementaire en Russie
Le contexte réglementaire russe s'est durci depuis 2023. Parmi les nouvelles obligations, figure l'installation par défaut de l'application de messagerie MAX, développée par VK, sur les appareils vendus dans le pays, ainsi que des restrictions sur les appels via WhatsApp et Telegram.
Apple, qui a interrompu ses ventes officielles en Russie en mars 2022, précise ne pas être directement impacté par ces mesures. VK, non sanctionnée par les États-Unis, fait toutefois face à des mesures individuelles contre son PDG, Vladimir Kiriyenko, qui est visé par des sanctions de l'Union européenne, du Royaume-Uni et des États-Unis. Ce dernier est le fils de Sergueï Kiriyenko, premier adjoint du chef de cabinet de Vladimir Poutine.